Le travail partagé est un système permettant de partager un poste à responsabilité à deux salariés travaillant à temps partiel. Quels bénéfices peut-on tirer de cette méthode ? Quelles sont les conduites à adopter pour associer travail et entreprenariat ?

Principe du travail partagé ou job sharing

Si généralement, un poste est occupé par une seule personne, dans le travail partagé, ce n’est pas le cas. En effet, ce job sharing requiert au moins deux cadres se relayant pendant la journée pour assurer leurs fonctions.

Avec ce travail, il est donc possible pour les collaborateurs de l’entreprise de se consacrer à la fois à leur famille et à leur carrière. Chaque employé participant à ce programme n’exerce qu’à mi-temps ses fonctions.

Pour les plus ambitieux, ce partage des responsabilités leur permet de coupler plusieurs métiers à la fois dans différentes sociétés. Ils évitent ainsi le chômage étant donné qu’ils perçoivent aussi d’autres salaires. Dans un autre registre, vous pourriez même créer une entité à l’étranger afin de mieux gérer vos revenus.

Les seniors peuvent profiter également de ce mode de travail. Effectivement, le job sharing ne requiert pas une grande disponibilité. Grâce à la flexibilité des horaires, ils ont l’opportunité de transmettre leur savoir sans avoir à dépenser beaucoup d’énergie et de temps.

Mais le travail partagé ouvre également les portes de l’entreprenariat. Un employé à temps partiel, peut en effet devenir auto-entrepreneur. Il peut ainsi gérer sa propre boite pendant son temps libre tout en étant rémunéré dans une autre entreprise. 

Règles de conduite pour concilier travail et entreprenariat

Avant de créer son entreprise ou de devenir auto-entrepreneur, il est important de se rappeler que même si le contrat de travail partagé est pour un temps partiel, il est impératif de respecter l’obligation de loyauté. 

Cette ligne mentionnée dans le Code du travail rappelle qu’il est interdit pour un employé d’exercer en même temps dans deux sociétés concurrentes. Cela implique aussi de ne pas ouvrir à son compte une activité similaire à celle de son employeur.

Pour l’entrepreneur-salarié, il faudra donc tenir compte de la clause de non-concurrence au moment de fonder sa nouvelle société. Le mieux est se tourner vers une autre activité qui ne risque pas de lui attirer les foudres de son patron.

Enfin, pour éviter les éventuels poursuites judiciaires, il est toujours plus prudent de consulter son contrat de travail. Voir notamment s’il n’y a pas de clause d’exclusivité, qui interdit aux salariés de s’adonner à d’autres activités, qu’elles soient rivales ou non.