Il n’est pas rare que l’on confonde le métier d’antiquaire et celui de brocanteur. Si ce dernier met en vente des objets en tout genre et peu valeureux, l’antiquaire se spécialise dans la collection et la revente d’objets anciens. Mais tout le monde peut-il exercer ce métier ? Pour devenir antiquaire, faut-il suivre une formation spécifique ? Les réponses à ces questions feront l’objet du présent article.

Quelles sont les attributions d’un antiquaire ?

On peut résumer les attributions d’un antiquaire en deux points.  En effet, il œuvre dans

La recherche et l’acquisition d’objets anciens

À titre d’information, on considère un objet comme « ancien » lorsqu’il a été fabriqué il y a plus de cent ans. Sa valeur sera alors tributaire de son ancienneté. Pour mettre la main sur des pièces singulières et authentiques, l’antiquaire consacre donc la majorité de son temps à visiter des brocantes, des salles d’exposition et des vides greniers.

En effet, cet antiquaire qui exerce en Vienne par exemple,  dispose d’une large connaissance en histoire de l’art. De tels savoirs lui permettent d’ailleurs d’identifier les objets anciens. Ce métier exige toutefois de la curiosité et de la persévérance, car on ne déniche pas du jour au lendemain des objets rares.

Grâce à ses connaissances, ce spécialiste de l’antiquité sait différencier un objet authentique et une contrefaçon. Pour estimer la valeur d’une pièce, plusieurs critères sont à prendre en compte. Il s’agit en l’occurrence de son authenticité, sa rareté ainsi que sa singularité.

La restauration et la vente des objets anciens

Avant leur mise en vente, l’antiquaire peut remettre à neuf les objets qu’il a acquis. Les travaux de restauration lui permettent de faire ressortir leur valeur, mais surtout d’attirer les clients potentiels. En général, il a un atelier dédié à cet effet. Il peut alors se charger de restaurer lui-même ces objets.

En dépit de cela, il peut recourir aux services d’un ébéniste, d’un doreur ou d’un restaurateur d’objets anciens pour réaliser cette tâche. Il peut aussi solliciter l’avis et les conseils d’un professionnel de la culture avant d’acheter ou de revendre une pièce bien déterminée.

Dans tous les cas, retenez qu’un antiquaire est un entrepreneur indépendant. Il dispose d’une boutique d’antiquité où il met en vente ses trésors.

Pour être un bon antiquaire, quelles sont les qualités à avoir ?

Pour commencer, il importe de remarquer que l’exercice du métier d’antiquaire ne nécessite aucune formation spécifique. Les personnes qui exercent ce travail ont hérité leur savoir-faire et leurs connaissances en œuvre d’art des parents qui ont été eux-mêmes antiquaires. Pour exceller dans ce domaine, il est toutefois indispensable de se spécialiser. En effet, de nombreuses universités proposent de nos jours des formations pour décrocher une licence en histoire et commerce de l’art ou un master pour le niveau bacc+5. En outre, ce professionnel doit disposer de certaines qualités.

D’une part, il faut qu’il soit un véritable passionné des œuvres d’art ancien. Il est quasiment impossible d’exercer ce métier sans passion. Seul l’amour de son travail motive l’antiquaire lorsque son affaire passe par des impasses.

D’autre part, l’antiquaire doit être curieux et persévérant. C’est d’ailleurs là une conséquence directe de la passion. Sa curiosité lui pousse à vouloir en connaitre plus sur les pièces qu’il désire acquérir. Il ne rate aucune occasion pour apprendre un peu plus sur l’histoire et le commerce de l’art. Retenez que ce sont en général des amateurs d’art qui achètent les objets anciens.

Enfin, des notions en commerce et en gestion d’entreprise sont requises. Pour réaliser des ventes, un bon sens du relationnel est indispensable. L’antiquaire doit être convaincant pour tirer un maximum de profit des ventes. Par ailleurs, il doit être capable de gérer les avoirs dans la boutique d’antiquité.