Le portage salarial séduit de plus en plus de salariés en quête d’indépendance. Ce régime de travail permet de conserver son autonomie tout en profitant d’une meilleure sécurité sur le plan social. Néanmoins, ce statut est également assez difficile à appréhender au niveau des formalités à régler. Le principal concerné devra en effet signer pas moins de deux contrats différents.

Salarié porté : un statut avantageux

Pendant longtemps, les travailleurs avaient pour unique solution d’opter pour l’auto-entrepreneuriat. Seulement, la situation des auto-entrepreneurs est peu enviable. Les revenus fluctuent en fonction de la demande et les intervenants ne bénéficient pas d’une protection sociale digne de ce nom. Les autorités compétentes ont donc décidé de créer un statut offrant de meilleures conditions de vie aux  professionnels en quête d’indépendance. C’est dans cette optique que le portage salarial a vu le jour.

Ce régime de travail accorde une certaine autonomie au salarié porté. Celui-ci profitera aussi de tous les avantages liés au salariat. Il bénéficiera notamment d’une assurance maladie, des allocations au chômage ainsi qu’aux droits de congé. Le travailleur accédera à une meilleure stabilité financière. Il recevra une fiche de paie à chaque fin de mois. Avec cette pièce, l’employé indépendant sera en mesure de demander un prêt. Grâce à l’accès au crédit, il sera bien plus simple de financer des projets importants tels que l’achat d’une maison.

Aujourd’hui, les intéressés peuvent choisir entre d’innombrables sociétés de portage. Effectivement, plusieurs structures accueillent avec bienveillances des professionnels de tous les horizons.

Aperçu sur les subtilités du portage salarial en matière de contrat

Un travailleur en portage salarial n’est pas un salarié ordinaire. Après avoir choisi l’agence, le principal intéressé devra signer une convention de portage. Cette pièce indique le montant des frais de gestion, les modalités de versement du salaire ou encore les indemnités d’apport au chiffre d’affaires. C’est uniquement après la signature de ce document que le contrat de travail sera établi. Il formalise le lien qui unit l’entreprise porteuse avec le salarié. De plus, elle précise la durée de la collaboration et les conditions de résiliation. Enfin, la structure peut proposer un contrat de mission à l’intervenant.

La rémunération des salariés portés obéit également à des règles assez particulières. La société de portage s’occupera en effet de toutes les démarches administratives au nom du travailleur indépendant. En contrepartie, ce dernier devra s’acquitter des frais de gestion. Cette somme sera prélevée aux recettes apportées par le salarié porté. Les revenus varient donc en fonction du nombre d’interventions assurées par la personne. Bien que la structure porteuse n’ait pas l’obligation de procéder à des campagnes de prospection, c’est généralement le cas. Les responsables soumettront différentes missions aux salariés que ces derniers peuvent accepter ou refuser.